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Malgré un bon début d'année, la chute du logement neuf inquiète les professionnels du bâtiment

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Comme prévu, sur la lancée de 2018, l’activité immédiate du bâtiment reste bonne. En témoigne des carnets de commande d’environ six mois et demi, toutes tailles d’entreprises, tous métiers et tous territoires confondus. D’ailleurs, côté emploi, après la création de plus de 50.000 postes en deux ans, dont près de 30.000 salariés, majoritairement en CDI, les perspectives restent positives, malgré un net tassement.

Toutefois, la situation financière des entreprises demeure tendue. En effet, la petite amélioration des prix bâtiment (1,8% en glissement annuel sur les trois premiers trimestres de 2018) ne permet pas de compenser la hausse toujours soutenue des coûts (2,6% sur la même période et nouvelles tensions qui se manifestent dans les premiers indicateurs disponibles sur le début 2019).

La principale inquiétude porte sur les tendances à venir du côté du logement neuf. De fait, en glissement annuel sur trois mois à fin janvier 2019, les permis et les mises en chantier se replient respectivement de 6,9% et 11,1%. Plus en amont des travaux, les ventes de maisons individuelles abandonnent 10% en glissement annuel sur douze mois à fin janvier 2019, alors que les mises en vente des promoteurs se sont repliées de 3,9% en 2018, dont 15,3% en zones B2 et C.

Il faut y voir, sans nul doute, les conséquences directes de la dégradation de l’environnement institutionnel depuis le 1er janvier 2018 (suppression de l’APL accession, réduction de moitié de la quotité de PTZ neuf en zones B2 et C, suppression de l’accès au Pinel en zone B2, mise en place de la RLS et hausse de la TVA à 10% dans le logement social).

Pour ce qui concerne le non résidentiel neuf, non soumis aux aléas de l’environnement institutionnel, la situation ressort meilleure, comme prévu. Certes, hors locaux agricoles, en glissement annuel sur trois mois à fin janvier 2019, les surfaces commencées baissent de 4,5%, mais les surfaces autorisées progressent de 6,5%. Seul le segment des commerces reste encalminé, les surfaces autorisées et commencées y chutant respectivement de 14,5% et 22,6% sur la même période.

S’agissant de l’amélioration-entretien, l’activité a souffert fin 2018 des atermoiements autour du CITE et, plus généralement, des dispositifs en faveur de la rénovation énergétique, avec une baisse de 1,8% au quatrième trimestre 2018, sur un an. Sauf nouvelle crise autour de ces dispositifs, une quasi-stabilité reste attendue pour 2019.

Au global, le retour à un environnement institutionnel plus favorable pour le logement neuf s’avère indispensable pour éviter que le tassement du contexte économique attendu pour la fin 2019 et l’effet négatif des élections municipales de 2020 ne se traduisent en véritable crise du secteur, avec son cortège de destructions d’emplois, d’autant plus marquées que la « drôle de reprise » n’a pas permis aux entreprises d’améliorer significativement leur situation financière.

Schmidhauser & Cie